Espace Francophone un Art de Vivre

Tante Rose, ses recettes et restaurants sympa...à découvrir!

Les nouvelles dans le monde

Amusant, convivial: installer un Karaoké sur son PC

Galerie d'Art Africain

Côte d'Ivoire

.

Editoriaux de Koné Seydou journaliste à Abidjan (Actuellement en exil) 

Lire les chroniques de nos autres correspondants

 

 

 

Photos - Bouake: les ivoiriens disent non a l`intervention militaire de la France
Cliquer sur les images pour les agrandir

Manifestation à Bouaké Manifestation à Bouaké

Manifestation à Bouaké

Manifestation à Bouaké Manifestation à Bouaké

Charniers, impunité... : la responsabilité de la France est engagée

Le mardi 10 décembre 2002, les députés français se sont dressés comme un seul homme contre le racisme, la xénophobie et l`antisémitisme sur leur sol. C`est de cette même manière que les français avaient fait front commun contre les nationalistes lors des dernières élections présidentielles. Paradoxalement, cette même France a envoyé ses soldats soutenir en Côte d`Ivoire un régime que tout le monde entier s`accorde à définir comme raciste, tribal et xénophobe. Alors, comment expliquer que la France qui se veut la patrie des droits de l`homme, soutienne un régime qui bafoue les droits élémentaires et ou les hommes en uniformes tuent en toute impunité ?
Laurent Gbagbo est la main obscure qui tuait les soldats nordistes pendant la transition militaire dirigée par le général Robert Guéi. Il était aidé en cela par le cardinal Bernard Agré, l`ambassadeur de France et le Parti socialiste français représenté par son fidèle ami Guy Labertit. Cela est connu de tous, à tel point que personne n`a, en réalité, été surpris que ce soit l`agence de presse catholique Misna qui ait " découvert " récemment un " charnier " de gendarmes tués au combat à Bouaké.
Lorsque les victimes du charnier de Yopougon avaient porté plainte contre Laurent Gbagbo devant les tribunaux belges, ces derniers avaient fini par se dessaisir sous prétexte qu`il n`était pas sur le territoire belge au moment des faits. Là encore, tout le monde a vu la main des socialistes français.
En clair, les droits de l`homme ne sont applicables que dans les pays développés. L`Afrique n`est bonne que pour les dictatures. Pour les Européens qui n`hésitent pas à dire que l`Afrique est un continent perdu, il faut malgré tout l`empêcher d`évoluer. C`est dans cette logique que l`armée française a déployé 1.200 soldats sur le territoire ivoirien depuis le soulèvement du 19 septembre 2002 dans le but évident d`empêcher le Mouvement Patriotique de Cote d`Ivoire de prendre le pouvoir. La prétendue neutralité des troupes françaises ne les a pas empêché de tirer sur les colonnes des mutins qui progressaient vers Yamoussoukro. Elles ont encore bombardé les positions du MPCI pour permettre aux troupes " loyalistes " de pénétrer à Bouaké d`ou elles ont d`ailleurs été rapidement repoussées. Ces mêmes français empêchent les mutins d`avancer mais n`ont vu aucun inconvénient à laisser passer les " loyalistes " précédés par des centaines de mercenaires pour aller attaquer les positions du MPCI à Vavoua récemment, et faire un charnier parmi la population civile à Monoko-Zohi. Enfin, ces mêmes soldats français ont repris l`aéroport de Man aux fidèles du général Guéi afin de permettre aux loyalistes aidés de mercenaires français, angolais et sud-africains payés par la France, de reprendre la ville et de massacrer encore plus de civils.
Bien sur, si les mutins massacrent ces légionnaires, la France y trouvera le prétexte idéal pour en envoyer 100.000 autres et transformer la Cote d`Ivoire en Algérie, en Rwanda ou en Vietnam. C`est pour cela qu`elle a laissé se développer la théorie raciste de l`ivoirité qui a détruit à petit feu l`unité nationale. Pour toutes ces raisons, la France est directement responsable du massacre des centaines de civils ivoiriens et africains. Ces crimes commis par les " loyalistes " sont inexistants dans les zones sous contrôle rebelle. Et pourtant, la communauté internationale continue à se taire. Même les pays de la CEDEAO dont les ressortissants sont quotidiennement exécutés par les milices de Gbagbo parlent de " légitimité ".
Il s`agit donc pour les Ivoiriens de faire preuve d`intelligence afin de sortir du guêpier français. En faisant comprendre à la France que les intérêts ne sont pas forcement les mêmes. Nul doute que les cerveaux ivoiriens sauront résoudre cette équation à plusieurs inconnues.

Koné Seydou,
Journaliste en exil

Retour en haut


Guerre en Cote d`Ivoire : casse-tête français

Depuis le début de la guerre en Côte d'Ivoire, le 19 septembre 2002, les exactions commises par les forces de l'ordre et les milices du pouvoir contre les ressortissants du Nord du pays se sont fortement accrues. Elles se sont même étendues aux étrangers. Pour museler la presse, la rédaction de certains journaux ont été incendiées, ainsi que celle d'une radio privée. Quant aux installations des radios et télévisions étrangères, RFI, BBC et Canal Horizons, chaîne qui diffuse les émissions de TV5, elles ont été sabotées par les mêmes "hommes en uniformes" du pouvoir, dans le but évident d'empêcher la population de s'informer sur ce qui se passe dans le pays.
Sur cette lancée, les soldats, gendarmes et autres policiers "loyalistes", ont entrepris de détruire les bidonvilles, jetant ainsi dans la rue des milliers de malheureux déjà éprouvés par la misère. Enfin, les médias d'État et les journaux financés par le pouvoir sont utilisés pour inciter la population à la haine tribale, religieuse et xénophobe contre les ressortissants du Nord, les Musulmans et les étrangers.
Sur le terrain, la présence des troupes françaises empêche les mutins de s`emparer de la capitale et de mettre fin au calvaire des populations. L`issue des combats ne fait, en effet, aucun doute, puisque les rebelles sont constitues de l`élite des forces armées nationales. C`est la raison pour laquelle, le pouvoir est oblige de recourir aux mercenaires français, sud-africains et angolais pour essayer de leur tenir tête. Les rebelles du MPCI demandent le départ du Président Laurent Gbagbo, la révision de la Constitution et la mise en place d`une transition de six mois qui déboucherait sur des élections ouvertes et transparentes. Autant de choses qui ont été refusées au peuple ivoirien depuis la mort du Président Félix Houphouët-Boigny, la France préférant un idiot a la tête de son ancienne colonie plutôt que de laisser les Ivoiriens pratiquer le jeu de la démocratie. Aujourd'hui, elle a le choix : la démocratie, avec le risque de perdre son influence sur l`Afrique, ou la sécession après la guerre civile, auquel cas, elle héritera de la moitie sud du pays seulement...

Kone Seydou
Journaliste ivoirien en exil

Retour en haut


Crimes contre l'humanité : l'incompétence des tribunaux belges ouvre la voie à la vengeance

Les Ivoiriens sont convaincus que leur justice est corrompue. Pendant plus d'une décennie, le pouvoir a créé et financé des journaux tels Le National, Le Bûcheron, Le JD, Fraternité Matin, L'œil du peuple, ou encore Notre Voie, pour inciter la population à la haine religieuse, tribale et ethnique. Le procureur de la République n'a jamais jugé nécessaire d'interpeller les " journalistes " qui poussaient la population à haïr les " Dioula ", ressortissants du Nord et les Musulmans. L'histoire témoignera de tout ce qui a été écrit et fait. Pendant les années passées à l'opposition, Laurent Gbagbo et le FPI ont divisé l'armée, préparé des militaires, des gendarmes et des policiers appartenant aux tribus du Sud au massacre des populations du Nord. Le motif : ces derniers détiennent l'économie du pays, maintenant que l'un des leurs veut être candidat à la présidence de la République, c'est la fin des haricots. Aussi enfantin que cela puisse paraître, c'est l'unique fondement de tous les crimes qui ont été commis en Côte d'Ivoire. En octobre 2000, en décembre 2000 et en janvier 2001, les milices armées de Laurent Gbagbo tueront des centaines de " Dioula ". Des milliers d'autres seront surpris à leur domicile ou dans la rue et violés, blessés et torturés dans les casernes, à l'École nationale de police, à l'École de gendarmerie, au camp de gendarmerie d'Agban, à la poudrière du Premier bataillon d'infanterie, etc. Le sommet de l'horreur : un groupe de gendarmes du camp commando d'Abobo, l'escadron porté 3-1, rafleront des " Dioula " dans la rue, les exécuteront dans leur camp et iront jeter les corps dans la forêt, près de la prison civile d'Abidjan. Ils feront deux tas de cadavres qu'ils tenteront par la suite de brûler. Cette affaire connue sous le nom de " charnier de Yopougon " fera l'objet d'une plainte devant les tribunaux belges pour crimes contre l'humanité. Mais la justice belge vient de se déclarer incompétente pour juger les hommes politiques qui ont appelé les forces de l'ordre et la population à tuer à la télévision : Laurent Gbagbo, chef de l'État, général Guéi Robert, ancien chef d'État, Émile Boga Doudou, ministre d'État, ministre de l'Intérieur et de la décentralisation, et Lida Kouassi Moïse, ministre d'État, ministre de la Défense et de la protection civile. Les victimes ne pouvant compter ni sur la justice ivoirienne, ni sur la justice internationale se prépare donc à se rendre justice. Les élections départementales du 7 juillet 2002 ou la marche de l'opposition du 9 juillet 2002 seront - tous les signes le montrent - marqués par des affrontements extrêmement sanglants. D'un côté, il y a le pouvoir, l'armée, la gendarmerie, la police et les civils des tribus de la moitié Sud du pays, armés par le pouvoir à cet effet, et de l'autre, les ressortissants du Nord, qui s'armeront comme ils peuvent pour descendre dans la rue, affronter le pouvoir et essayer de la chasser. Dans les quartiers populaires, cet affrontement porte le nom spirituel de " match retour ". La Côte d'Ivoire a sûrement besoin d'une catastrophe pour que les intellectuels acceptent enfin de se comporter en êtres pensants.

Koné Seydou Journaliste à Abidjan

Retour en haut


Débâcle du PS français : la malédiction des Ivoiriens

A Abidjan, les ivoiriens sont convaincus que l'échec de Jospin et la débâcle du Parti Socialiste aux législatives en France, sont étroitement liés à ce qui s'est passé ces dernières années en Côte d'Ivoire. " C'est la malédiction des Dioula qui touche Gbagbo et tous ceux qui l'ont aidé ! ", n'hésite-t-on pas à affirmer dans la rue et dans les foyers. En effet, le PS s'est énormément impliqué dans l'accession " dans des conditions calamiteuses "(sic) du Président Laurent Gbagbo et du front populaire ivoirien au pouvoir. La Transition militaire qui avait été bien engagée pour réconcilier les Ivoiriens entre eux et relancer le développement de la Côte d'Ivoire a été sabordée par MM. Guy Labertit, François Hollande et l'ambassadeur de France. Ces personnalités se sont joint à Laurent Gbagbo et au cardinal Bernard Agré, chef de l'Église catholique ivoirienne, pour " saucissonner " le chef de la junte, le général Robert Guéi. De source bien introduite, il fallait absolument écarter M. Alassane Ouattara, " l'homme des américains " et aussi le symbole des Musulmans et des ressortissants du Nord, de la course au pouvoir. Le général Guéi devait être confirmé président de la République après les élections du 22 octobre 2000 et Laurent Gbagbo, alors président du Front populaire ivoirien, devait être son Premier ministre. Des centaines de Nordistes seront ainsi assassinés, violés, dépouillés de leurs biens. Mais au dernier moment, Gbagbo et ses amis français renverseront le général, le 24 octobre 2000. Depuis ces événements, les Nordistes et la communauté internationale ne cessent de réclamer justice pour les morts et la reprise des élections présidentielles et législatives. Les Ivoiriens sont donc convaincus que tant que justice n'aura pas été rendue à la mémoire de tous les innocents qui ont été assassinés pour leur appartenance ethnique, tribale, politique ou religieuse, les auteurs, commanditaires et leurs complices sont maudits à jamais. Lionel Jospin, François Hollande et les autres n'ont donc encore rien vu...

Koné Seydou Journaliste à Abidjan

Retour en haut


Communiqué final

Conformément au souhait des populations, des responsables politiques et des leaders d'opinion qui se sont exprimés lors du séminaire de Grand-Bassam, dans les régions, pendant les tournées ministérielles, au Palais présidentiel où il les a reçus et ainsi qu'il l'a annoncé à la clôture du Forum pour la réconciliation nationale, le Président de la République a réuni autour de lui à Yamoussoukro, du mardi 22 au mercredi 23 janvier 2002, pour une rencontre à quatre:
- Le président Henri Konan Bédié ;
- Le général Robert Guéi ;
- Le Premier ministre Alassane Dramane Ouattara.

Cette rencontre s'inscrit dans le prolongement du Forum et a pour but de consolider les acquis de la réconciliation nationale en explorant les voies offertes pour sceller la réconciliation au sommet et la consolidation de la paix.

Durant deux jours, les quatre leaders ont passé en revue les 14 résolutions issues du Forum, en vue de s'accorder sur les modalités de leur mise en oeuvre. Ils ont également examiné plusieurs autres questions d'intérêt national.

Concernant les résolutions du Forum, chacune d'elles a été examinée et a fait l'objet d'un accord minimum.

  • Résolution n°1, relative au respect des institutions de la deuxième république.
    Les quatre grands leaders ont pris acte des résolutions du Forum.
    Ils ont entériné la création d'un comité de juristes dont les travaux serviront à l'organisation d'un Colloque sur la Constitution de la deuxième République entre le 23 juillet et le 1er août 2002. Les quatre grands leaders sont convenus que les conclusions de ce Colloque seront soumises à leur examen.

  • Résolution n°2, relative à l'insécurité.
    Les quatre grands leaders ont pris acte de l'engagement du gouvernement à ramener la discipline au sein des Forces de sécurité et à améliorer les conditions de travail des forces de l'ordre et de sécurité ; ils les invitent à avoir en toute circonstance, un comportement républicain.

  • Résolution n°3, relative au système judiciaire.
    Les quatre grands leaders ont pris acte de la résolution du Forum et sont convenus que la construction d'une Nation forte et démocratique passe par la promotion d'un État de droit. Ils ont réaffirmé leur attachement à l'indépendance, à l'impartialité et à la crédibilité du système judiciaire.

  • Résolution n°4, relative à la nationalité de M. Ouattara
    Les quatre grands leaders ont pris acte de la résolution du Forum relative à la nationalité de M. Alassane Dramane Ouattara.
    Ils ont invité instamment celui-ci à déposer sa demande de certificat de nationalité auprès des autorités judiciaires.

  • Résolution n°5, relative aux conditions de vie des Ivoiriens.
    Les quatre grands leaders se sont préoccupés de la situation Économique de notre pays et de sa répercussion sur les conditions de vie de leurs compatriotes. Ils reconnaissent que l'amélioration de cette situation est la mission essentielle du gouvernement. Ils se sont réjouis des progrès accomplis notamment avec des bailleurs de fonds. Ils encouragent le gouvernement à poursuivre ses efforts d'assainissement et de relance économique et ils l'exhortent à prendre les dispositions pour réduire le coût de la vie.

  • Résolution n°6, relative au domaine foncier rural.
    Les quatre grands leaders ont pris acte de la résolution du Forum et se sont accordés sur le caractère extrêmement sensible de cette question.
    Ils ont noté que les conflits fonciers opposent d'une part les Ivoiriens entre eux pour la grande majorité et d'autre part des Ivoiriens et des non Ivoiriens.
    Ils ont pris acte de la mise en place par le gouvernement d'une Commission nationale sur le foncier rural.
    Les objectifs de cette Commission devraient aider à une sensibilisation sur ce sujet et à l'identification des problèmes liés à l'application de la loi relative au foncier rural, afin que des mesures idoines soient mises en oeuvre par le gouvernement.

  • Résolution n°7, relative à l'École ivoirienne.
    Les quatre leaders ont pris acte de la résolution du Forum. Ils estiment que le dossier est suffisamment connu pour avoir été la préoccupation majeure des différents gouvernements qui se sont succédés à la tête du pays. Ils sont convaincus que la résolution de la crise scolaire et universitaire réside essentiellement dans la mobilisation des moyens en vue d'une amélioration notable des conditions d'accueil et d'encadrement des élèves et des étudiants. Ils encouragent le Gouvernement à explorer toutes les voies nécessaires au retour de la sérénité à l'école indispensable à la crédibilité de notre système éducatif.
    Bien que conscients que l'école fasse partie intégrante de la société ivoirienne et qu'elle ne saurait être indifférente à l'évolution socio-politique du pays, les quatre grands leaders ont néanmoins regretté et condamné que les débats politiques à l'école et particulièrement dans le supérieur se traduisent par la violence.

  • Résolution n°8, relative à l'immigration.
    Les quatre grands leaders prennent acte des résolutions du Forum concernant les pièces d'identification mais ils demandent qu'elles soient appliquées dans la justice et l'équité.
    S'agissant des descendants d'immigrés, objets de l'alinéa 5 de la résolution, ils recommandent une action de sensibilisation en direction des intéressés en vue d'une meilleure connaissance de leurs droits, notamment par la vulgarisation du code de nationalité ivoirienne.

  • Résolution n°9, relative à la condamnation des coups d'État.
    Les quatre leaders prennent acte de la résolution du Forum qui condamne résolument les coups d'État et toute autre forme d'accession ou d'exercice du pouvoir sans le droit. Ils s'engagent à tout mettre en oeuvre pour éviter à jamais la répétition d'une telle situation à notre pays.

  • Résolution n°10, relative aux procédures judiciaires liées à la situation socio-politique.
    Eu égard à l'extrême gravité des événements qui ont émaillé la vie politique et sociale en Côte d'Ivoire de 2000 à 2001 et afin de redonner confiance au peuple quant au fonctionnement de la Justice et d'éviter que les victimes ne se rendent justice elles-mêmes, les quatre grands leaders demandent que la lumière soit faite sur tous ces événements.
    Ils recommandent aux autorités judiciaires, dans le strict respect de la loi, d'accélérer le dénouement des procédures judiciaires encore pendantes devant les tribunaux.

  • Résolution n°11, relative au "gouvernement d'union nationale"
    Le Président de la République a réitéré sa volonté de voir les partis politiques représentatifs participer à la gestion des affaires de l'État. Les autres grands leaders ont réaffirmé leur disponibilité à apporter leur contribution.
    S'agissant du RDR, les discussions sont en cours.

  • Résolution n°12, relative au pardon et à l'amnistie.
    Les quatre grands leaders ont pris acte des mesures préconisées par le Forum mais estiment que ces mesures ne seront prises qu'à l'issue des procédures judiciaires.

  • Résolution n°13, relative au statut du président de la république, des présidents des Institutions, des anciens présidents de la République ou chefs d'État, des anciens présidents des Institutions et des anciens chefs de gouvernement.
    Les quatre grands leaders ont pris acte des résolutions du Forum et créent une commission de réflexion dont les résultats des travaux pourront permettre au gouvernement de soumettre un projet de loi au Parlement.

  • Résolution n°14, relative au pacte républicain.
    Les quatre grands leaders ont pris acte des résolutions du Forum. Ils déclarent que c'est dans l'esprit de ces recommandations qu'ils situent la rencontre de Yamoussoukro qui traduit dans les actes les résolutions prises par le Forum.

Outre les quatorze points des résolutions du Forum, d'autres points d'intérêt national ont été regroupés sous le chapitre des points additifs.

A savoir :

  • 1 - La Commission Électorale Indépendante et le Conseil Constitutionnel,

  • 2 - Le statut et le financement des partis politiques,

  • 3 - L'application effective du droit de vote dont jouissent tous les Ivoiriens sur toute l'étendue du territoire national,

  • 4 - Le traitement des députés de la neuvième législature,

  • 5 - La sécurité des trois grands leaders,

  • 6 - La Carte Nationale d'Identité,

  • 7 - Les médias d' État et la presse privée,

  • 8 - La légitimité du pouvoir de la deuxième République,

  • 9 - La situation des cadres ayant perdu leurs fonctions ou emplois,

  • 10 - Le calendrier de mise en oeuvre des résolutions issues de la rencontre de Yamoussoukro.

  • Point additif n°1 : La Commission Électorale indépendante et le Conseil Constitutionnel.
    Les participants à la rencontre de Yamoussoukro réaffirment la nécessité de sauvegarder la crédibilité de la Commission Électorale indépendante. Ils sont convenus à cet effet de garantir l'équilibre dans la représentation des pouvoirs (exécutif, législatif, judiciaire) au sein de l'Institution par voie réglementaire. Cet équilibrage ne remet pas en cause l'élection des membres actuels du bureau. Des amendements seront apportés à cette loi après les élections des conseillers généraux et ce, suite à une large consultation.
    S'agissant du Conseil Constitutionnel, les trois leaders souhaitent son installation rapide et encouragent les pourparlers entre le gouvernement et le Parlement pour un aboutissement rapide du vote des lois sur la judicature.

  • Point additif n°2 : Statut et financement des partis politiques
    Les partis se créent librement. Cependant leur financement par l'État doit intervenir en proportion de leur représentativité nationale. Conscients de ce principe démocratique et pour tenir compte de la situation actuelle, les leaders se sont entendus pour trouver un mécanisme de financement des partis politiques dans l'immédiat et dans l'équité.

  • Point additif n°3 : Vote des Ivoiriens sur tout le territoire national
    Les quatre leaders ont condamné tous les comportements tendant à priver et empêcher tout citoyen ivoirien de son droit de vote où qu'il se trouve. Pour y remédier, des actions vigoureuses de sensibilisation doivent être entreprises. Aussi, les quatre leaders ont-ils préconisé la mise sur pied d'une commission parlementaire à laquelle le RDR sera associé.

  • Point additif n°4 : Le traitement des députés de la 9ème législature
    Sensibles au caractère anti-social de la rupture du traitement salarial des députés de la 9ème législature, les leaders ont félicité le gouvernement pour l'effort déjà consenti en régularisant les cotisations sociales et les encours des prêts d'installation. Ils encouragent le gouvernement à poursuivre ces efforts dans le sens du règlement définitif de cette question.

  • Point additif n°5 : La sécurité des trois grands leaders
    Les présidents Henri Konan Bédié, Robert Guéi et le Premier ministre Alassane Dramane Ouattara se sont félicités des dispositions sécuritaires dont ils ont bénéficié durant la période du Forum et en ont remercié le président Laurent Gbagbo.
    Le chef de l'État, en accord avec les trois leaders, a décidé du maintien, de manière permanente, de ces dispositions sécuritaires.

  • Points additifs n°6 : La Carte Nationale d'Identité
    Dans le cadre de la nouvelle politique d'identification des personnes menées par le gouvernement, les quatre leaders recommandent : la transparence et la justice dans la délivrance des Cartes Nationales d'Identité. Il a été décidé d'organiser à cet effet des campagnes de sensibilisation auprès des populations en collaboration avec les leaders d'opinion.
    Ils déplorent que les ressortissants du Nord de notre pays soient soupçonnés à priori dans le cadre de diverses démarches administratives et de contrôle de police d'être des étrangers. Ils encouragent le gouvernement à poursuivre ses efforts en vue de mettre définitivement fin à cette situation.

  • Point additif n°7 : Les médias d'État et la presse privée
    Les quatre leaders encouragent tous les médias privés comme publics à contribuer d'avantage à la ré-instauration d'un climat de paix en Côte d'Ivoire. Ils leur lancent un vibrant appel à poursuivre leurs efforts dans le respect scrupuleux de leur déontologie dans le souci permanent du renforcement du tissu social.
    Concernant le secteur de l'audiovisuel, les quatre grands leaders sont convenus de la nécessité d'une restructuration visant à une plus grande libéralisation et un meilleur respect du pluralisme des opinions.

  • Point additif n°8 : légitimité du pouvoir de la deuxième République
    Dans le souci du maintien de la paix sociale en Côte d'Ivoire, les leaders ont pris acte des résolutions du Forum relatives à la reconnaissance de la légitimité des pouvoirs publics issus des élections générales. Ils ont regretté les éliminations de certains candidats à l'élection présidentielle passée et se sont accordés que cela ne se répète plus. Par ailleurs, ils ont regretté la non-participation du RDR aux dernières élections législatives.
    Le président du RDR propose la reprise des élections législatives en utilisant la voie référendaire.

  • Point additif n°9 : Relatif à la situation des cadres ayant perdu leurs fonctions ou emplois
    Concernant la situation des cadres ayant perdu leur fonction ou emplois, il a été décidé de réactiver le dossier déjà confié au Premier ministre.

  • Point additif n°10 : Calendrier de mise en exécution des résolutions
    Compte tenu de l'importance des recommandations du Forum et des décisions de la rencontre, les leaders ont décidé de la mise en exécution immédiate des mesures suivantes dès le lundi 28 janvier 2002.
    1 - Installation de la commission des experts-juristes pour préparer le colloque sur la Constitution.
    2 - Introduction de la demande du certificat de nationalité de M. Alassane Dramane Ouattara auprès des autorités judiciaires compétentes.
    3 - Mise en place de la commission de réflexion sur le statut des anciens chefs d' État, anciens présidents d'institution et ancien Premier ministre dont les membres sont déjà désignés.
    4 - Mise en place d'une commission parlementaire élargie au RDR pour réfléchir sur la liberté de vote des citoyens ivoiriens sur toute l'étendue du territoire national .
    5 - Prise d'un décret d'application de la loi portant création de la Commission Électorale indépendante en vue de garantir sa neutralité et son équilibre.

    Ont signé :
    Son Excellence Laurent Gbagbo
    Président de la République

    Monsieur Henri Konan bédié
    Ancien Président de la République

    Monsieur Robert Guéi
    Ancien chef d'État

    Monsieur Alassane Dramane Ouattara
    Ancien Premier ministre


Koné Seydou Journaliste à Abidjan

Retour en haut

   

LINGERIE FINE
Lingerie "Ma passion" Femmes
"Ma passion
femmes"

Lingerie "Ma passion" Hommes
"Ma passion
hommes"

INTERNET AU FEMININ
Holala
Holala - L'Internet au féminin

ART AFRICAIN
Galerie d'Art Africain

Galerie ouverte

 

Restaurants | Recettes-cuisine | Jeux - Sons MP3 | Horoscopes | Cadeaux Virtuels | Karaoké | Humour
Sélection
| Infos  | Pays à visiter | Partenaires | Moteurs de recherche | Publier | Boutiques | Nouveaux sites

Copyright©1998/2003 ACCIM - Advertising & Consulting - Concept Internet Multimédia