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BLANCHE-NEIGE
ET LES 7 MAINS
Conte salace pour
webmaster gonflé
La douce enfant reposait
sur son lit, dans la pénombre de la cahute perdue au fond des bois,
des songes troubles plein la tête. Soudain, comme répondant à son
désir, une main toucha ses cheveux, lissa ses mèches blondes. Une
autre main effleura son épaule, puis une autre explora son décolleté
et découvrit un sein. Une nouvelle main dégagea l'autre sein. La
mignonne sentit une cinquième main relever sa robe, peloter ses
cuisses blanches comme neige. Une sixième caressa son ventre et la
septième la dévêtit de la tête aux pieds. Entièrement nue,
assaillie de toute part, affolée, ravie, haletante, la petite
cochonne gémissait de plaisir sous les attouchements qui se
faisaient de plus en plus précis, suppliant les mains de la
conduire à l'orgasme et chantonnant, pleine d'espoir: «Un jour ma
pince viendra...»
Elle entendit alors distinctement les 7 mains répondre:
-- Heï-ho, heï-ho! on se met au boulot!
© Michel Deltheil
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STRIP-TEASE
Elle ôta lentement ses gants de soie noire. Elle
fit glisser sa robe de velours pourpre. Elle se défit
voluptueusement de ses bas à résille et de son porte-jarretelles,
après avoir lancé au loin ses escarpins vernis. Elle abandonna en
frissonnant son soutien-gorge de dentelle. Elle se sépara
pudiquement de son slip transparent. Elle retira langoureusement sa
peau, détacha à petites saccades son droit antérieur, puis son
vaste interne, son pectiné, son long péronier latéral, son
jambier antérieur, son jumeau, son soléaire, son vaste externe,
son droit interne, son premier adducteur, son jambier postérieur,
son extenseur des orteils, son court péronier latéral, son pédieux.
Elle passa au tenseur du fascia lata, au couturier, au psoas, au
petit oblique, au grand oblique, au long supinateur, sans oublier le
long pronateur, le sous-clavier, le sterno-cléido-mastoïdien,
l'orbiculaire des lèvres, le risorius de Santorin. Puis tous les
autres, dans un déhanchement sensuel. Elle dévida peu à peu ses
intestins, se soulagea mutinement de son foie, de sa rate, de son
estomac et de ses reins, abandonna son pancréas, détacha ses poumons
l'un après l'autre, tira ses veines et ses artères. Lança au loin
le premier os, le cubitus, et continua par le radius, l'humérus, le
fémur, le tibia, le péroné, le sacrum, le coccyx, le sternum, la
clavicule, l'acromion, le vomer, l'ischion, le grand trochanter...
etc... etc... etc...
© Michel Deltheil
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Maghreb
Ici les couleurs sont habitées
Elles font des maisons
pour l'homme
jouant avec les matières
dans le soleil
Des maisons pour rêver
taillées dans la lumière
Des maisons pour vivre
Des demeures
qui ont une âme
Havres de pénombre
pour que les corps s'étendent
au milieu des coussins
jetés sur les tapis
sur les nattes
comme de petits nuages
Avec parfois
le ciel sculpté
fastueux
profond comme les mondes
des plafonds de cèdre
où l'imagination se perd
à l'infini
Très loin de cette terre trop certaine
et qui demeure si présente
par les bruits diffus qui la peuplent
comme des oiseaux
la draperie des odeurs
la sereine pression de la chair
sur le sol
Cortège amical et discret
Génies battant des ailes
au fond d'un coquillage
© Michel Deltheil
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POUR
VOUS, MESDAMES!
Lucienne était plate. Cela faisait son désespoir.
Elle fabriqua du complexe jusqu'au jour où elle découvrit dans un
magazine une pube qui disait: "Mon mari avait honte de mes
seins trop petits. Grâce à Mam'Elle, j'ai maintenant une poitrine
que m'envieraient bien des stars. 10 cm par mois garantis."
La publicité conquit Lucienne. Si elle ne possédait pas encore le
mari humilié évoqué par l'annonce, elle comptait bien avoir les
seins, en attendant. Elle commanda donc le produit, qui fut, comme
promis, "discrètement envoyé".
Comme promis toujours, au bout d'un mois, elle avait 70 cm de tour
de poitrine. Après le second, 80. Au troisième, 90. On ne lui
avait pas menti!... Au quatrième, 100. Au cinquième, 110...
S'estimant comblée, Lucienne arrêta le traitement. Les seins, eux,
n'arrêtèrent pas. Créatures fantasques, obstinées, comme on
sait, ils ne l'entendirent pas de cette oreille, et si vous ne
croyez pas qu'un sein ait des oreilles, posez la vôtre dessus et
vous verrez!
Au dixième mois, donc, ils étaient à 160 sans qu'on leur ait rien
demandé. Au douzième, à 180. Au bout de deux ans, Lucienne
faisait 360 de tour de poitrine, malgré des efforts désespérés
pour enrayer le désastre. Les quelques mâles attirés par les résultats
de la première année s'étaient depuis longtemps enfuis, terrifiés.
Lucienne recommença à fabriquer du complexe et à se demander ce
qu'elle allait faire de la poitrine que devaient lui envier bien des
stars. Un habile chirurgien lui fournit la solution: Lucienne
s'appelle aujourd'hui Lucien.
Grâce à Mam'Elle.
© Michel Deltheil
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AUTRES TEMPS...
Le chef des ventes se
précipita vers le client qui venait d’entrer dans le hall
d’exposition.
-- Monsieur?
-- Je viens de remarquer en passant votre SX.2000. J’avoue qu’elle
me tente beaucoup.
-- Monsieur a du goût: c'est le clou du Salon.
-- Je sais. Vous faites des reprises?
-- Certainement. Qu’avez-vous en ce moment?
-- Une DM.725 sport.
-- Quelle année?
-- 93. Je crois qu’elle est cotée 85.000 à l’Argus?
-- C’est selon l’état, monsieur. Il faudrait que je puisse
l’expertiser. Vous êtes venu avec?
-- Oui, elle est sur le parking.
-- Parfait, nous l’examinerons tout à l’heure. Vous désirez sans
doute voir d’un peu plus près notre SX.2000?
-- Inutile, je la connais. Un de mes amis possède la même. Il me
l’a fait essayer voici quelques jours.
Le chef des ventes se pencha vers le client en se frottant les mains,
interrogeant d’un air triomphant:
-- N’est-ce pas?
-- Bandante, il faut en convenir. Ce n’est pas que je sois mécontent
de la mienne. Après tout, elle ne date que de sept ans, et je n’ai
jamais été obligé de faire la moindre réparation. Mais votre
SX.2000 a une ligne, un chic, que l’autre ne possède pas.
-- Je vois que je n’ai pas à vous faire l’article. Que décidez-vous?
-- Combien?
-- 210.000.
-- Un peu cher, mais ça les vaut. Vous reprenez la vieille 86.000, et
je règle cash.
-- Nous allons voir, monsieur. Si nous passions au parking?
Ce ne fut qu’une
simple formalité. Son expertise terminée, le chef des ventes se
retourna en souriant:
-- D’accord, dit-il au client.
Celui-ci se pencha vers sa femme et l’embrassa en murmurant:
-- Adieu, chérie!
© Michel Deltheil
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LE
PETIT CHAPERON ROUGE
Ça faisait déjà
lulure que le Loup glandait dans le pieu de la grand-mère après
l'avoir bouffée, en attendant le Petit Chaperon Rouge. Il se
sentait ringardos grave, dans son accoutrement d'octogénaire. Et,
ce qui n'arrangeait rien, il avait des lourdeurs d'estomac.
-- Je le crois pas!... une vioque qui clapait que des biscottes!
Il
allait consulter une nouvelle fois sa Timex Naf-Naf, quand il
entendit au-dehors un brutal miaulement de pneus.
-- La voilà! haleta-t-il, se passant la langue sur les babines.
En
effet, le Petit Chaperon Rouge, sautant par-dessus la portière de
son Austin décalottable (rouge, comme il se doit), s'avança vers
le perron de 'Grand-Ma House. Elle frappa et cria:
-- Grand-mère, t'es là?
-- Affirmatif! chevrota le Loup, s'efforçant de prendre la voix de
Jeanne Moreau. Pousse la tepor, la Yale est pas tirée, le machin y
cherra bien...
-- ... Oh! dit le Petit Chaperon Rouge en voyant le Loup dans le
lit.
-- Après? demanda ce dernier.
-- Après, quoi?
-- Ben, j'attends la suite! «Oh, grand-mère»... les grands yeux,
les grandes oreilles, les grandes dents et le reste. Y a plus moyen,
quoi?
-- Tu me prends pour une tare? Ou tu voudrais que je te le fasse en
rap? Tu crois que je vois pas que t'es le Loup et que tu t'es macdoné
mémé? Au poil, bon débarras!
-- 'tain! s'étonna le Loup. Quand je pense que j'ai pris des cours
de maquillage chez Elizabeth Arden!
-- Alors, si j'imprime bien, tu comptais sur moi pour le dessert,
bouffon!
-- On peut rien te cacher.
-- T'es plutôt nul. Pourrave, ton plan!
-- Pardon?
-- Mais qu'est-ce t'as dans la chetron? Réfléchis: la vioque est
naze, qui c'est qu'hérite?
-- Comment?
-- Son fric, y revient à qui?
-- J'en sais rien, moi!
-- À la petite Ronpecha-Gerou, connard! Et tu voulais croquer le
coffre-fort? Quand il suffit de l'épouser!
-- Mais t'as pas l'âge!
-- Je l'aurai. J'ai besoin d'un mec, mec. Ç'urge. J'te dois bien ça:
chuis riche grâce à toi. Ça tombe pile-poil, tu me chausses: t'as
un faux air de DiCaprio. Et puis tu connais pas mon blaze, le vrai:
Lolita!
-- 'tain! refit le Loup.
-- Alors, tu gaules pour moi?
-- Affirmatif! s'exclama-t-il (il n'avait plus la voix de Jeanne
Moreau).
-- Super! murmura le Petit Chaperon Rouge d'une voix mourante, se
laissant tomber sur le paddock.
Alors, le Loup se jeta sur elle et
la "mangea".
© Michel Deltheil
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ORICHALQUE
Orichalque incendié, ténébreuse lumière,
Démons bâtis de feu, tarasque de poussière,
Ce sont mes armes, dis, ou bien je rêve encor,
Mêlant aux cauchemars de la poussière d'or?
Les mots sont ma légende et l'enfer mon espace.
Des cierges de bitume ont vu naître ma race,
Inconnue à ce jour. Mais où donc suis-je né
Pour errer sur la terre ainsi qu'un étranger?
Le monde est ma maison, et je vais, sans demeure,
Prisonnier d'un palais qui attend que je meure.
Le soleil ne l'habite point.
Mes pas y font un bruit d'horloge.
Sur les fresques, des séraphins
Hurlent leur lent martyrologe.
© Michel Deltheil
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CINÉ-CLUB
Jacques entra dans le drugstore
et s'approcha d'un vendeur.
-- Je voudrais une jeune fille à emporter.
-- Certainement, monsieur. Désirez-vous choisir?
-- Dans la mesure du possible.
-- Par ici, je vous prie.
Le vendeur conduisit Jacques devant un grand congélateur à
compartiments vitrés. Il désigna un magnifique objet brun dans une
robe à volants rouges.
-- Cet article est très demandé. Il vient d'Italie.
-- Ça parle beaucoup, non?
-- En effet, dit le vendeur avec fierté. Et ça fait des tas de
gestes.
-- Non, je cherche quelque chose de plus discret: c'est pour emmener
au cinéma ce soir.
-- Je vois. Cette Norvégienne, alors?
-- Euh... un peu froide, peut-être?
-- Pour le moment. Mais quand elle sera dégelée... ça, j'en réponds!
-- Vous ne comprenez pas. Je voudrais quelque chose de familial, très
"grande soeur", si vous voyez?
Le vendeur eut l'air déçu. Jacques rajouta, après une hésitation:
-- Vous n'auriez pas un modèle muet?
-- Mais c'est très cher! Vous ne trouverez ça qu'en pharmacie. Et
il faut une ordonnance.
-- Ah? Eh bien, tant pis.
Jacques fit quelques pas vers la sortie, puis, se ravisant:
-- Vous ne seriez pas libre ce soir, par hasard?...
© Michel Deltheil
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Au
frais jardin des scolopendres
J'aimais
penser sur tes méandres
compter mon cœur au bout des doigts
à l'infini ne voir que toi
au frais jardin des scolopendres
Léger
nuage es-tu pour nous
ou bien vas-tu dans quelque angoisse
C'est bien fini -- L'ange ne passe
qu'en fin de course et puis c'est tout
Tes
yeux me regardaient dans l'ombre
Je n'entendais que des bouvreuils
et conservais dans mon orgueil
l'entier silence d'un seul nombre
© Michel Deltheil
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Tsoin-tsoin
Où
qu'a' sont donc vos raclettes?
Qu'avez-t-y fait d'vos serfouettes?
C'est la bourrée --
C'est la bourrée --
C'est la bourrée
des bourrins.
Z'avez
tiré l'pis d'Blanchette?
Z'avez rangé la bérouette?
C'est la purée --
C'est la purée --
C'est la purée
du purin.
Où
qu'a' sont vos sansonnettes?
Vos cal'çons, vos p'tit' liquettes?
C'est la pâtée --
C'est la pâtée --
C'est la pâtée
des patins.
Allez,
v'nez, j'vons fair' la fête,
trempouiller ma p'tit' quéquette.
C'est labourer --
C'est labourer --
C'est
labourer
du bon grain.
© Michel Deltheil
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LA
BELLE AU BOIS DORMANT
-- Hou-hou! Dédé! appela Louis.
-- Hou-hou! Loulou! répondit André.
-- Viens voir ce que j'ai trouvé! viens voir! cria Loulou en
battant des mains.
Dédé rappliqua à toute allure. Dans sa course folle, les basses
branches des arbres lui giflaient le visage. Il adorait ça. Il
regretta de ne pas avoir à courir plus longtemps. Haletant, il
trouva Loulou tout de suite.
-- Qu'est-ce que c'est? fit-il, excité.
-- Regarde, un château!
-- Un château, dans ce bois?
-- Voui!
-- C'est le château de la Belle au Bois Dormant!
-- Tu crois?
-- Voui!
-- Si on entrait?
-- J'ose pas.
-- Qu'est-ce qu'on risque? Allez, chiche!
-- On y va?
-- Chiche!
-- Ce qu'on est courageux!
Avec un délicieux frisson de terreur, ils passèrent le pont-levis
délabré et s'engagèrent dans de somptueux couloirs poussiéreux.
-- Oh!...
-- Quoi?
-- Oh, regarde! un soldat!
-- Il dort sur sa lance.
-- Ce qu'il est chou! On le réveille, dis, on le réveille?
Dédé prit un air ennuyé:
-- Il me semble me rappeler que pour tout réveiller, dans ce château,
il faut embrasser une femme.
-- Zut! c'est dégoûtant!
-- C'est la vie. Faut embrasser la Belle au Bois.
-- Fais-le, toi.
-- Non, toi.
Ils se griffèrent. Puis ils tirèrent à la courte paille. Qui
revint à Loulou. Loulou était furieux.
Enfin, ils trouvèrent la Belle dans son lit d'apparat.
-- Elle est pas si mal que ça, fit Dédé. On dirait mon facteur.
-- Eh ben vas-y, alors!
-- Non, c'est toi, c'est toi!
-- Enfin!... soupira Loulou.
Il se pencha sur le lit et embrassa chastement la Belle sur le
front. Rien ne se produisit.
-- Alors, quoi? s'indigna Loulou, elle se réveille, cette morue?
-- Laisse-moi faire, s'impatienta Dédé, surmontant sa répugnance,
tu sais pas t'y prendre.
Une demi-heure plus tard, rien n'avait encore bougé dans le château.
Rien ne bougea davantage dans les heures qui suivirent. Rien ne
devait jamais bouger. Le beau soldat endormi sur sa lance le
resterait encore longtemps. Dédé et Loulou touchèrent le fond du
désespoir.
Morale: Aucune Belle au monde, dans aucun Bois du monde, ne consent
à se réveiller si vous n'avez pas de braguette magique.
© Michel Deltheil
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COMTE
DE NOËL
Priscilla avait été une adorable
enfant. En grandissant, elle devint moche. Mais moche.
À présent qu'elle bordaillait la
dix-huitaine, c'était résolument une horreur.
Les carillonnées de Noël ne
sonnaient pas pour elle. Qui aurait voulu de ce laideron? Qui lui
narrerait comme autrefois ces contes délicieux, attendrissants,
qui la faisaient fondre comme une boule de vanille?
Ou de chocolat-fraise.
Priscilla voulait son conte de Noël.
Hélas...
Elle parcourait les rues sombres et désertes. Lui parvenaient les
échos assourdis de la joie populaire. Dont elle semblait à tout
jamais exclue.
Une ombre cependant errait dans
l'ombre. Pauvre déchet dégénéré d'une hérédité chargée,
sir Malcolm Augustus Stabber-Winslow, trente-deuxième comte du
nom, à la recherche d'une victime, comme chaque fois que la lune
était pleine.
Il tomba sur Priscilla. Il l'étrangla. Il la viola. Il l'éventra.
La pauvre enfant mourut contente. Elle avait eu son comte de Noël.
© Michel Deltheil
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INTERNET AU FEMININ
Holala
LINGERIE
FINE

"Ma
passion
femmes"

"Ma
passion
hommes"
ART
AFRICAIN

Galerie
ouverte
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