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Le
roi des hôteliers - L'hôtelier des rois
Chacun a, un jour ou l’autre, entendu parler
des célèbres Hôtels Ritz. Mais savez-vous que l’homme à
l’origine de ces hôtels renommés est Suisse ? Je n’en
suis pas certaine !
César
Ritz naît le 23 février 1850 à Niederwald, petit village du
Haut-Valais. Dans
le but d’apprendre le métier de la restauration, il se rend à
Paris et trouve un emploi dans le plus fin restaurant : «Le
Voisin ». En 1870, la guerre met fin aux activités de cet établissement,
par manque d’approvisionnement. Après la guerre franco-allemande,
il retrouve un emploi comme maître d’hôtel à l’Hôtel
Splendide où il a l’occasion de faire apprécier ses qualités de
goût à de riches Américains.
La haute société se déplaçant beaucoup, Ritz décide de suivre le
mouvement.
C’est ainsi que de 1877 à 1887, il devient, durant la
saison d’été, le Directeur du luxueux Grand Hôtel National de
Lucerne (Suisse), dirigeant en même temps le Grand Hôtel de Monte
Carlo où il fait la connaissance du chef Auguste Escoffier, créateur
de la «pêche Melba ».
Ensemble,
ils ouvrent un restaurant à Baden-Baden en 1887. Impressionné,
lors d’une réception organisée dans leur
établissement,
Richard D’Oyly Carte, invite Ritz à devenir le directeur du tout
nouvel Hôtel Savoy à Londres. Accompagné d’Escoffier, ils
convertissent la société britannique à la pratique du repas au
restaurant. Ses clients le pressent d’ouvrir un hôtel à Paris.
Grâce
à un prêt de Marnier La Postelle (reconnaissant de lui avoir suggéré
le nom de «Grand Marnier » pour la liqueur qu’il a créée),
le nouvel établissement, situé Place Vendôme voit le jour le 1er
juin 1898. Deux ans de travaux qu’il supervisera lui-même, pour
que cet hôtel de 210 chambres offre le confort d’une résidence
princière, la chaleur de l’accueil et l’intimité.
Dès
lors, il va prendre le contrôle de 9 autres restaurants et hôtels
dans le monde. Le
15 mai 1906, c’est l’ouverture du Ritz à Londres. Dès le début,
cet établissement bénéficie de l’appui de la Royauté, dont le
Prince de Galles, futur Edouard VII. Il devient très vite la mecque
de la jeunesse dorée, les après-midi au Palm Court permettant de
se créer des relations.
Le
26 octobre 1918 César Ritz, s’éteint à Küssnacht (près de
Lucerne). Aujourd’hui, il repose dans son village
natal……..Quant à moi, je me contente de rêver, ne faisant pas
partie du Ghota ! ! Une visite virtuelle en 3 D est
cependant possible http://www.ritzparis.com/Fr/…
et
si des vocations naissent :http://www.ritz.edu/
http://www.goms.ch/goms_f/
©
Arlette Desaules / février 2000
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Papiliorama
et Nocturama
En cette période de morosité, l’hiver s’éternise,
de vieux démons resurgissent que l’on croyait disparus…je vous
propose un dépaysement total, et cela sans qu’il soit nécessaire
de faire de longues heures d’avion. La faune et la flore
tropicale à nos portes, à Marin situé à 6 km de la ville de Neuchâtel.
Créé
en 1988 par des scientifiques et des amis de la nature, le Papiliorama
a pour but de faire connaître la diversité de la faune et de la
flore tropicale. Son objectif
est également d’attirer l’attention du visiteur sur
l’importance de sauvegarder à tout prix ces régions indispensables
à l’écosystème.
Détruit
par un incendie le 1er janvier 1995, c’est grâce à la
solidarité nationale et internationale que sa reconstruction a peu
être menée à bien. Présentée sous la forme d’une simple coupole
de 40 m de diamètre et constituée d’éléments en bois pour
rappeler le lien étroit existant entre construction et nature. Il est
possible de voir durant l’année près de 150 espèces différentes.
Le vol dépend également des conditions d’ensoleillement, les jours
ternes, ils restent posés, vous permettant d’apprécier mieux
encore les détails. De la chenille au papillon en passant par les
chrysalides vous pourrez tout observer.
Les
oiseaux présents sont essentiellement des granivores et frugivores,
pour des raisons évidentes.Les plantes vous donnent une idée de la
luxuriance des jardins tropicaux, avec leurs parfums et leurs
couleurs.Mais elles fournissent aussi le précieux nectar d’une part
et d’autre part elles servent à nourrir les chenilles.
Le
Nocturama , se présente
sous la même forme que le papiliorama, son diamètre est de 38
mètres. En inversant le cycle du jour et de la nuit, cet espace
unique en Europe, va vous permettre d’assister à cette vie
nocturne peuplée d’oiseaux, de reptiles, d’amphibiens, de
poissons et
d’invertébrés provenant d’Amérique du
Sud et
d’Amérique Centrale.
Vous
serez plongés dans l’ambiance des tropiques, la température étant
maintenue entre 25° et 28° avec
un taux d’humidité de 85%. Neuchâtel vous offre bien d’autres
découvertes encore… Nous y reviendrons.
www.papiliorama.ch
©
Arlette Desaules
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La
vigne à Farinet
Joseph-Samuel
FARINET est né en 1845 dans la Vallée d’Aoste. Ayant eu maille
à partir avec la justice, il trouve refuge à Saillon (Valais).
Frondeur, faux-monnayeur, il défraya la chronique en Valais à la
fin du XIXe siècle. Ne supportant pas l’injustice, il frappait de
la fausse-monnaie qu’il distribuait aux pauvres. Il devint très
vite le héros des petites gens qui le protégeaient des poursuites
policières, mais provoqua l’ire des banquiers. Aujourd’hui,
pourtant, les descendants de ces banquiers font partie de ceux qui
défendent la mémoire et le culte de ce héros, Robin des
Alpes ! Condamné, Farinet fut pris en chasse par un bataillon
de gendarmes dans les Gouffres de la Salense, où l’on retrouva
son corps, le 17 avril 1880. Le mystère entourant sa mort demeure
aujourd’hui encore. Un véritable culte est rendu à ce héros,
entretenu par "les Amis de Farinet ", ce culte s’est
encore amplifié depuis le centenaire de sa mort.
Son histoire a inspiré C.F.
Ramuz qui a écrit "Farinet, ou la fausse monnaie ",
d’autres poètes également, des vitraux lui sont consacrés ainsi
que : La Vigne à
Farinet.
C’est la plus petite vigne
du monde et elle ne possède que 3 ceps. Entourée de pierres
provenant du monde entier – Grande Muraille de Chine, Mur de
Berlin, Pyramide d’Egypte………. , elle est implantée sur la
colline Ardente. Elle est confiée à une personnalité de renommée
internationale et, tout naturellement, son premier
"propriétaire " fut Jean-Louis Barrault, qui
interpréta le rôle de Farinet au théâtre. Elle fut remise
ensuite à l’Abbé Pierre et, l’an dernier, celui-ci l’a
transmise à son tour au Dalaï Lama. La cérémonie de la taille
ainsi que la cueillette voit chaque année arriver de nombreuses
personnalités du monde entier – Mère Thérésa, Roger Moore,
Caroline de Monaco, David Douillet, et bien d’autres………La
récolte pressée est complétée par l’apport de généreux
vignerons et les quelques milliers de bouteilles obtenues seront
vendues aux enchères au bénéfice d’œuvres de bienfaisance dans
le monde.
L’histoire de cette vigne
va-t-elle se poursuivre ? L’an passé, juste avant la
vendange, des vandales l’ont saccagée et arraché les ceps. Mais
la solidarité du monde viticole a été une fois encore démontrée
et de quelle façon ! Des vignerons du monde entier ont
apporté leur contribution pour que le millésime 1999 existe
malgré tout. Nul doute que la Vigne à Farinet revivra et que
nombreux seront les touristes qui emprunteront le "sentier à
Farinet " partant de Saillon, serpentant le long de la
colline et aboutissant à la plus petite vigne du monde.
Avec mes vœux les meilleurs
pour la nouvelle année.
RAMUZ C.F. 1878 - 1947
http://pages.infinit.net/poibru/ramuz/index.htm
SAILLON :
http://www.saillon.ch/index.htm
©Arlette
Desaules - 17.01.2000
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JEAN
VILLARD GILLES
A
combien d’entre vous ce nom dira-t-il quelque chose ? Et pourtant…….
Jean Villard Gilles est né à Montreux en 1895, fils d’architecte, il débuta
sa carrière théâtrale à l’âge de 23 ans dans "l’Histoire du
soldat " de C.F. Ramuz, sur une musique d’Igor Stravinski. Les
représentations, interrompues par l’épidémie de grippe espagnole,
permirent toutefois à Jean Villard de rejoindre Paris, avec une lettre de
recommandation paraphée par Ramuz et Stravinski. Il devait y rejoindre
Jacques Copeau qui projetait de rouvrir le Théâtre du Vieux Colombier.
Des dissensions firent échouer cette entreprise.
Une compagnie naquit "les
Copiaus ", où, avec Julien, il introduisit le jeu théâtral de
la chanson, En pleine guerre, il ouvre le cabaret "le Coup de
Soleil " et y nargue le fascisme. En compagnie d’Edith (non
pas Piaf !) il ouvre un nouvel établissement "chez
Gilles ", Avenue de l’Opéra et découvre Jacques Brel,
débutant, qu’il engage.
Il s’associe enfin avec Urfer,
partenaire avec lequel il terminera sa longue et fructueuse carrière de
chansonnier, poète, écrivain et homme de théâtre.
Lorsque vous parlez de "La
Venoge " à un Vaudois, il associe immédiatement ce nom à
celui de Gilles…. et pourtant, il ne s’agit que d’une rivière,
certes elle présente quelques particularités, dont une chute – rien à
voir avec celles du Colorado – impressionnante lors de pluies
abondantes. Et combien d’autres poèmes et chansons empreints d’humour
et de tendresse pour ce pays qu’il n’a jamais totalement quitté.
Lorsqu’il n’était pas à Paris ou ailleurs, son port d’attache
était St Saphorin, petite localité pittoresque qui se mire dans les eaux
du Léman. C’est là qu’est sa maison et qu’il vécut ses dernières
années. Gilles nous a quittés le 26 mars 1982.
Pourquoi, penserez-vous, nous avoir
parlé de cet homme ? Si maintenant je vous dis "Les Trois
Cloches "……. cela ne vous rappelle rien ? Soudain, pour
beaucoup d’entre vous, c’est la voix profonde de Piaf, accompagnée
par les Compagnons de la Chanson qui résonne dans votre tête. Cette
chanson a fait le tour de monde, beaucoup d’autres l’ont
interprétée. Je pense, qu’en cette veille de fêtes, il était bon de
rendre un hommage à l’un de nos meilleurs écrivains et compositeurs
vaudois. Parodiant le titre d’un recueil de "10 chansons
suisses ", oserais-je dire "Y en a point comme
nous ! ! "
Je profite de cette occasion pour
souhaiter à toutes et à tous une très Joyeux Noël
Ouvrages : " La
Venoge et autres poèmes " - images Géa Augsburg
Editions du Verseau et Librairie
Payot Lausanne1960
" Amicalement
vôtre " Gilles – Editions Pierre-Marcel
Favre, 1978 (Mon grand album :
récits, chansons et Souvenirs………
http://www.saint-saphorin.ch
©Arlette
Desaules
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FEMMES
SUISSES, QUEL AVENIR ?
La
fin d’une année est généralement l’occasion de faire un bilan, de
réfléchir à ce qui s’est passé ou de penser à l’avenir. Dans le
cas présent, c’est à celui des femmes de notre pays auquel je pense,
autant dire qu’il n’est guère encourageant. Après nous avoir, au nom
de l’égalité hommes/femmes, offert le bonheur de travailler deux
années supplémentaires avant d’avoir droit à la retraite, nous nous
sommes vues refuser ce qui semblait pourtant un minimum, une assurance
maternité digne de ce nom, comme elle existe pratiquement partout en
Europe. La maternité, en Suisse, est une "maladie "………….
et les hommes qui nous gouvernent nous encouragent à être malades plus
souvent, la dénatalité étant en hausse.
Autre pas en arrière en ce qui
concerne l’avortement. Après avoir adopté la solution des délais,
soit les 12 premières semaines, permettant aux femmes de décider de leur
grossesse, on veut gommer cette loi, interdisant toute interruption de
grossesse, sauf cas extrême. S’il s’agit d’un viol, on fera un
geste en autorisant la "fautive " à donner son enfant pour
une adoption !
Si je parle des hommes qui nous
gouvernent, c’est que là également il y a du souci à se faire. Cette
année les élections de nos représentants au Gouvernement ont eu lieu et
là également nous constatons que non seulement nous sommes
sous-représentées, mais que le nombre de femmes est en diminution. A qui
la faute ? Dans les milieux du travail, la disparité des salaires
subsiste malgré la loi adoptée (environ 1/3 de moins pour les femmes),
ne parlons même pas de l’accession aux postes à responsabilité. De
plus en plus d’emplois précaires nous sont dévolus.
Nous devons être responsables………mais
on pense pour nous ! ! Nous voilà revenues à une époque qui
paraissait révolue et le cauchemar n’est certainement pas terminé. Que
nous réserve l’an 2000 ?
©Arlette
Desaules
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SwissMedia Entrée dans la cour des grands
(D'après un article
de Jean Pierre Nicolau paru dans: "La Presse Riviera/Chablais")
L’assemblée
générale ordinaire de la Fédération internationale des associations
multimédia (FIAM) et le premier Sommet international des inforoutes et du
multimédia se sont tenus à Montréal en avant première du Marché
international du multimédia (MIM). Au cours de cette assemblée,
SWISSMEDIA: www.swissmedia.ch,
association suisse basée à Vevey (Vaud), a été
officiellement admise au sein de cette Fédération qui compte plus de 40
représentations nationales. Au cours de cette assemblée, le Conseil d’administration
devait être renouvelé. Son actuel Président Monsieur Hervé Fischer
(Canada) a été reconduit dans son mandat. Quant à Monsieur Roland
Grunder, secrétaire général de SwissMedia, il a été élu comme
trésorier de cette Organisation internationale. Cela représente une
magnifique reconnaissance pour cette jeune association Veveysanne qui ne
cesse de se développer.
Par ailleurs, lors de cette
assemblée, les diverses candidatures pour l’organisation des prochains
sommets de 2000 et 2001 devaient être examinées.
Pour l’an 2000, l’organisation a
été attribuée à Dubaï (Emirats Arabes Unis) et celle de 2001 est
revenue à la Suisse. Le Comité de SwissMedia devra maintenant fixer le
lieu de sa tenue. Je pense que Montreux avec le Centre de Congrès ou
Genève avec Palexpo devraient être en mesure d’accueillir cette
manifestation en terre francophone. A Montréal, le Sommet à réuni plus de
200 personnes, venant de 25 pays différents.
Grâce à cette démarche, la Suisse
fait ainsi partie de ce concert international, même si elle n’occupe pas
une position de leader, face aux Américains et aux Canadiens. Comme le
soulignait Monsieur Grunder, "cette ouverture doit permettre de trouver
le dialogue avec les pouvoirs publics pour une prise de conscience de l’intérêt
grandissant qu’il faut avoir à l’égard d’un secteur économique en
pleine croissance, créateur de valeur ajoutée et surtout d’emplois. "
Cette ouverture sur le monde sera, n’en
doutons pas, accueillie très favorablement dans la région puisque les
objectifs des villes de Vevey et Montreux sont de devenir villes d’images
et du son, avec entre autre le Musée Suisse de l’appareil photographique
à Vevey: www.cameramuseum.ch,
et l’Audiorama à Montreux.
©Arlette
Desaules - Octobre 1999
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Le vin cuit
Amateurs
de grands crus, de vins millésimés ou d’appellations contrôlées,
vous allez être surpris, car il ne s’agit en aucun cas d’un produit
alcoolisé.
Nos amis Québécois
connaissent le sirop d’érable, les Suisses romands ont également leur
spécialité appelée "vin cuit ". Il s’agit d’une
recette ancestrale, obtenue à partir de poires. Il n’y a pas si
longtemps, la variété qui convenait le mieux était la poire Channe, une
poire douce. Malheureusement, cette espèce a disparu, mais la coutume a
pu être maintenue avec les poires Conférence ou les Louise-Bonne.
Pour fabriquer le vin cuit, les
agriculteurs ne doivent pas compter leur temps, car il en faut pour
arriver au produit final. Naturellement tout commence par la cueillette
des précieux fruits, la récolte du bois nécessaire à la cuisson, le
lavage des bouteilles pour recevoir le précieux nectar.
Une fois tout cela réuni, vers fin septembre, on peut passer au travail
proprement dit. Il est 6 h du matin, les foyers sont allumés et les
chaudières en cuivre d’une contenance de 120 litres installées et
remplies de poires. Il va s’agir maintenant, durant 12 heures, de
surveiller la préparation, de recharger sans cesse les foyers, d’écumer
avant cuisson.
Une longue journée de soins constants et plus particulièrement encore
durant les 3 dernières heures de cuisson qui exigent une présence
permanente afin d’éviter que le vin cuit n’aille au feu car dans un
tel cas, la marchandise est irrémédiablement perdue.
Après toutes ces heures de travail, il faut laisser refroidir le vin
cuit, puis le mettre en bouteilles avant de pouvoir enfin l’offrir à la
vente sur les marchés et aux particuliers qui l’attendent avec
impatience. Le vin cuit va servir à la confection de gâteaux (ou tartes)
qui sont plus particulièrement appréciés durant la saison froide.
Sachez encore que pour 100 kilos de poires,
on obtient 75 litres de jus, mais seulement sept litres et demi de vin
cuit.
Si vous êtes tentés par ce produit et que
vous décidiez d’en acquérir, voici la recette dite du
"Confiseur " Pour un moule à gâteau d’environ 22
à 25 cm de diamètre :
2 dl de vin cuit
2 dl de lait
2 dl de crème entière
3 c. à soupe de sucre
2 c. à soupe de farine
1 pincée de sel
Pour varier ou pour donner une petite
pointe de piquant, vous pouvez mettre une légère couche de confiture de
pruneaux sous le vin cuit.
Vous pouvez trouver du gâteau au vin cuit
dans les boulangeries-patisseries, mais il n’a pas les mêmes qualités
que celui fait "maison "………naturellement.
©Arlette
Desaules - Novembre 99
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LES
FOIRES
En ces jours d’automne, de
nombreuses localités des rives du lac Léman organisent des festivités
en l’honneur de St Martin. Il existe un nombre incalculable de lieux
portant le nom de ce Saint dans le monde entier. Ce jeune légionnaire
romain est devenu célèbre par son geste de sollicitude et de
générosité. Rencontrant sur sa route un pauvre mendiant grelottant de
froid, il n’hésita pas à couper son manteau en deux pour le partager
avec lui. Par la suite, il entra dans les ordres, devint en 371, Evêque
de Tours et se fit le défenseur du christianisme dans l’ancienne Gaule,
ce qui lui valu d’être canonisé. Vevey, autrefois ville catholique
avait érigé une église dédiée à Saint Martin, aujourd’hui devenue
le temple protestant.
Au XVème siècle, une grande partie de la
Suisse romande, alors sous domination des Ducs de Savoie, reçut des
autorisations pour l’organisation de foires et ceci à perpétuité.
Ainsi en est-il de Vevey qui reçut ce droit du Duc Amédée IX de Savoie,
en 1470. Il ne se doutait certainement pas qu’à l’aube du deuxième
millénaire, cette tradition subsisterait toujours. Elle n’a pas lieu à
date fixe, mais le second mardi du mois de novembre. Hier 9 novembre 99 se
tenait donc la 530ème foire.
Elle était, il y a quelques dizaines d’années
encore, le lieu de rencontre des citadins et du monde rural. L’occasion
pour chacun d’acheter ce dont il avait besoin, pour les gens de la
campagne les fameuses soques pour toute la famille (soques, mot local
signifiant sabots ou soccolis). Un marché au bétail s'y tenait
également. Aujourd’hui,
cela a passablement changé, mais reste
tout de même un lieu de rencontre privilégié et très prisé de tous.
Pour constater l’évolution, rien de tel que de déambuler entre les
quelques 500 stands, le regard attentif et les sens en éveil. Les odeurs
qui flottent dans l’air nous signalent ici un marchand de marrons
chauds, puis soudain des odeurs d’épices et nous voilà devant un
éventaire de produits marocains. Un peu plus loin, ce sont les rouleaux
de printemps de l’Asie, ailleurs encore, le vin chaud, la soupe aux pois
et les non moins traditionnelles nonnettes au rhum et les biscômes et,
tout en haut de la Place, une odeur familière, celle d’un gigantesque
papet vaudois. Mitonné par 8 cuisiniers "Eurotoqués " de
la région, il fera le bonheur des palais gourmands. Servies avec de la
saucisse aux choux, les 1100 portions, représentant 200 kilos de
poireaux, 100 kilos de pommes de terre, 24 litres de vin blanc et 12
litres de crème, ont été écoulées en 45 minutes……….
On ne fait pas que manger et la foire c'est
aussi les marchands de vêtements, de bibelots et de brocante, ainsi que
la présence de plusieurs organismes de bienfaisance qui, l’année
durant ont confectionné des objets artisanaux, des confitures, des
biscuits et bien d’autres choses qui leur permettront d’engranger
quelque argent pour venir en aide à leurs protégés.
En cette année de la Fête des Vignerons,
Vevey a été gratifiée d’un cortège plus étoffé que les années
précédentes avec la participation de près de 400 acteurs-figurants dont
les convives de la St Martin, les Cents Suisses, les cavaliers d’honneur
et le Cadre Noir et Blanc (Cavalerie de Fribourg) ainsi que, bien
évidemment de St Martin à cheval, des bœufs attelés au joug tirant
leur char de foin, des moutons, des vaches toutes cloches sonnantes et
parées de leurs bouquets de fleurs comme pour une désalpe. Un public
extrêmement nombreux était massé tout au long du parcours. Il s’est
ensuite dispersé sur la Place du Marché et dans la vieille ville. A la
nuit tombante, chacun a repris le chemin du retour, fatigué, un peu
saoulé par le bruit et les odeurs, mais heureux d’avoir vécu, une
nouvelle fois ce rendez-vous ville/campagne qui n’est pas prêt de
disparaître.
©Arlette
Desaules
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