Un Art de Vivre Tante Rose, ses recettes et restaurants sympa...à découvrir!

  Qu'est-ce à dire?

Parlons français...
   par Daniel Burnand (Suisse romande)

FEU D’ARTIFICE
AU REBOURS DU BON SENS
PAS SI SIMPLE !
LA THÉORIE ET LA PRATIQUE
NOUVELLE IMAGE
PAS PRÈS D’ ÊTRE
PRÊT | RESSEMBLANCES TROMPEUSESHISTOIRE……BÊTE
DOUBLE PRÉCAUTION | RÉDUCTIONSUNE FORET DE CALEMBOURS ?

Retour: Qu'est-ce à dire

Lire mes autres textes  Envoyer cette page à un(e) ami(e)

.Sélection                      Retour: Suisse romande

Chroniques de nos correspondants

Hit-Parade

. Accueil

Aujourd'hui:
news

Francophonie
Qu'est ce que la
francophonie?
Afrique
Belgique
France
France
Outre-Mer
Luxembourg
..
Madagascar
Monaco
Québec
Suisse

Boutiques
E
-ShopLand

Vous cherchez?
Un job? Une présence 
sur Internet?
Restaurants
France - Québec - Suisse
Gastronomie
Les vins de Bordeaux
Recettes
Les recettes de Tante Rose 
Infos - Culture - Sport
Artistes - Intellectuels - Sportifs - Associations etc. Publiez.
A votre service
Principaux moteurs de recherche du Web sur une seule page.
Prestations
Tarifs - Sites - Publicité etc.

FEU D’ARTIFICE

On connaît, je pense, la formule classique relative à quelque endroit perdu «où la main de l’homme n’a jamais mis le pied ». Des phrases de ce genre ne sont pas forcément le fait d’humoristes : elles peuvent fort bien naître sous les meilleures plumes. On cherche une image, on est en quête d’une comparaison, on recourt à un terme concret dans un sens figuré……. mais voilà : une fois figé sur le papier, le résultat confine parfois au surréalisme ou se révèle franchement cocasse. Au fil des mois, j’ai relevé quelques-unes de ces formules, dont je garantis l’authenticité.

« Les CFF ont lancé hier un ballon d’essai pour réveiller un vieux serpent de mer »  (il a dû se réveiller en sursaut !). « Les cavaliers du Chablais ont décroché un podium » (où l’avait-on préalablement accroché ?). « Malgré les difficultés, l’aérodrome de Sion refuse de baisser les bras » (on imagine l’étrange tableau !). « Le Tonkin pourrait rebondir » (fringante, la vieille loco !). « En matière de dopage, l’hypocrisie a plus d’un tour dans son sac » (comment se présente le sac de l’hypocrisie ?). « Ce film est une parodie qui laisse filtrer de gros wagons de clichés » (ce devait être un très gros filtre !). « Des dents ont grincé, estimant qu’on en faisait trop » (l’avis d’une dent est toujours intéressant !). « La voix de la sagesse l’emporte haut la main » (c’est assez rare la main d’une voix ……). « Le Grand Conseil et le Conseil d’Etat s’inscrivent dans cette vague de fond » (inscription……houleuse  sans doute). Et terminons par un superbe bouquet final : « Une éventuelle taxe sur les spectacles est venue faire exploser la marmite dans laquelle mijotait, entre autres ingrédients, l’épée de Damoclès d’une hausse des impôts »

© Daniel Burnand

Retour en haut


AU REBOURS DU BON SENS

Parmi les diverses raisons qui compromettent le succès d’une réforme de l’orthographe, il en est une, importante, que je n’ai pas évoquée dans mon précédent article (ci-dessous). C’est le fait que la modification d’une règle va inévitablement faire surgir de nouvelles exceptions remplaçant les anciennes ! Le bénéfice est donc nul. Pour illustrer la chose, voyons par exemple les difficultés inhérentes à l’orthographe des mots composés.

On se trouve là confronté à deux problèmes. Le premier concerne l’éventuelle «soudure » des noms composés. Il semble en effet absurde qu’on écrive par exemple «portefeuille » et «portemanteau », mais «porte-monnaie » et «porte-bagages » ! Si l’on décidait, dans un souci de simplification, la suppression pure et simple des traits d’union dans les mots composés, on aboutirait alors à des mots aussi laids que «piedàterre », «pincesansrire » ou «pieddenez » ! Et comment prononcerait-on «crocenjambe », «arcenciel », «porcépic » ou «musichall » ?

Il y a ensuite le choix du singulier ou du pluriel des noms dépendant d’un verbe : doit-on par exemple écrire «taille-crayon » ou «taille-crayons » ? Pour prévenir toute hésitation, il a été décidé qu’on écrirait simplement «un taille-crayon » et «des taille-crayons », «un pèse-lettre » et «des pèse-lettres ». Fort bien, mais n’est-il pas gênant et contraire au plus élémentaire bon sens de devoir écrire «un lave-main », «un sèche-cheveu », «un compte-goutte » ou «un compte-tour » et, au pluriel «des chasse-neiges », «des brise-bises », «des gratte-ciels » ou «des abat-jours » ? Poser la question, c’est y répondre, non ?

© Daniel Burnand

Retour en haut


PAS SI SIMPLE !

Une lectrice veveysanne se demande ce qu’on attend «pour débarrasser une bonne fois pour toutes notre orthographe de toutes les chinoiseries absurdes qui la rendent si compliquée ».

Il est incontestable que la maîtrise de toutes ces chinoiseries (pour reprendre le terme de notre correspondante) relève de l’exploit : la meilleure preuve en est l’organisation annuelle de championnats d’orthographe ! Il est vrai aussi que chacun, je pense, ne peut qu’appeler de ses vœux certaines simplifications qui semblent à première vue aisément réalisables et souhaiter la disparition des incohérences, illogismes et anomalies qui déparent notre langue. Mais pourquoi alors les quelques tentatives de réforme de l’orthographe (la dernière date des années 90) ont-elles eu si peu d’écho, pourquoi se sont-elles promptement ensablées au lieu d’être accueillies avec reconnaissance et soulagement, pourquoi n’ont-elles pas été immédiatement appliquées dans l’enthousiasme général ?

J’y vois deux raisons principales. Il y a d’abord l’avalanche de critiques provoquées par ces tentatives de réforme. Elles étaient le fait surtout de gens de lettres, linguistes et écrivains, qui considéraient toute atteinte à notre système orthographique comme une espèce de sacrilège intolérable. Il y a ensuite la formidable force d’inertie que représentent nos vieilles habitudes, devenues, comme chacun sait, une seconde nature !

© Daniel Burnand

Retour en haut


LA THÉORIE ET LA PRATIQUE

Ne vous êtes vous jamais demandé à quoi pouvait bien tenir l’emploi tellement fréquent de l’adverbe pratiquement comme synonyme de «presque », «à peu près », «quasiment » ou «pour ainsi dire » ? On le trouve dans les contextes les plus divers et l’on pourrait sans peine en citer de multiples exemples. Qu’on pense en effet à des phrases comme «il a pratiquement tout perdu », «elle est aujourd’hui pratiquement guérie » ou encore «nous n’avons pratiquement pas eu de pluie ». Or, si l’on y réfléchit une seconde, l’adjectif «pratique » et l’adverbe dérivé «pratiquement «ne s’opposent-ils pas normalement à l’adjectif «théorique » et à son adverbe «théoriquement » ? Ne dit-on pas par exemple que tel projet est théoriquement réalisable mais pose pratiquement (c’est-à-dire «dans la pratique ») des problèmes insolubles ? Quelle peut bien être l’origine d’une aussi importante différence de sens pour un seul et même mot ?

La réponse est aussi simple que peu satisfaisante, car elle ne fait en réalité que reculer le problème. Elle doit être recherchée outre-Manche. En effet, pour de mystérieuses raisons que je ne suis pas parvenu à déterminer, l’adverbe anglais «pratically » signifie aussi bien «pratiquement » ou «en pratique » que «presque », «quasiment » ou «à peu près ». Et ce double sens a été – un peu légèrement – adopté par le français. Cette constatation est intéressante, mais la vraie question reste néanmoins posée !

© Daniel Burnand

Retour en haut


INITIATION CONTESTABLE

Un journaliste m’envoie, découpé je ne sais où, un texte de l’ATS (Agence télégraphique suisse) consacré à l’Expo 2002. Il y est question d’un «nouveau et intéressant projet initié par huit cantons ». Le participe «initié » a été souligné et assorti d’un très bref message noté en marge : « Si cela vous inspire …… » Oui, cela m’inspire…. un irrésistible agacement, celui que provoque en moi l’influence grandissante de l’anglais dans notre langue ; car la phrase que l’on me soumet en comporte un nouvel exemple. 
Remarquons d’abord qu’on ne peut initier qu’une personne et non une chose, comme dans la formule citée plus haut (initier un projet). Rappelons ensuite le vrai sens de ce verbe. Initier quelqu’un à une religion, à une science, à un art, à un jeu, à un sport ou à une technique, c’est lui fournir les connaissances nécessaires à la pratique de cette religion, de cette science, de cet art, etc. 
C’est sous l’influence de l’anglais «to initiate » qu’on a cru pouvoir donner à ce verbe «initier » le sens de mettre en route, mettre en œuvre, lancer, commencer, créer, instituer, prendre l’initiative ou être à l’origine de. Cette série (non exhaustive) de locutions verbales et de verbes bien français me paraît démontrer d’éclatante façon que cet emprunt à l’anglais est non seulement abusif, mais totalement inutile !

© Daniel Burnand

Retour en haut


PAYS LOINTAINS ET NOMS FAMILIERS

Cette période de fêtes me fournit l’occasion d’évoquer ce qui constitue souvent l’élément essentiel d’un repas de Noël : je veux parler de la dinde, car l’origine de son nom réserve des surprises.

On sait qu’à l’époque des grandes découvertes, les navigateurs firent route vers l’ouest, persuadés qu’ils finiraient par aborder en Inde après avoir fait le tour de la terre, et lorsque, vers 1520, les Espagnols débarquèrent sur les côtes mexicaines, ils découvrirent, entre autres animaux inconnus, un grand volatile qu’ils baptisèrent  "poule d’Inde ", nom bientôt abrégé en "dinde " tout court. Et de même qu’un ourson est un petit ours, un chaton un petit chat ou un ânon un petit âne, on donna aux petits de la dinde le nom de "dindons ". Un peu plus tard, ce nom devint celui du mâle de la dinde et, sur le modèle de diminutifs tels que renardeau, chevreau ou baleineau, on baptisa les petits de la dinde "dindonneaux ".

Cette terminaison "-eau " se retrouve à la fin de nombreux mots qui ne constituent pas pour autant des diminutifs et n’ont le plus souvent rien à voir avec le règne animal. Ainsi, par exemple, si un caveau peut être considéré comme une petite cave, un tableau n’est manifestement pas une petite table, pas plus qu’un poireau n’est une petite poire ou un bouleau une petite boule ! Et si le moineau paraît n’avoir rien d’un petit moine, il se pourrait néanmoins qu’il tire son nom d’une certaine similitude de couleur entre son plumage et la bure dont se revêt le moine.

© Daniel Burnand

Retour en haut


NOUVELLE IMAGE

Les lecteurs de "la Presse " ont découvert, voici quinze jours, en première page de leur quotidien, la Façon dont, dorénavant, la ville de Vevey se présentera graphiquement au public : les deux syllabes composant le nom de la ville apparaissent superposées sur fond bleu, blanc ou noir. Et le journal utilisait à propos de cette affiche les deux mots "logotype " et "label ", au sens et à l’origine desquels il vaut la peine de s’arrêter.

Un logotype est un groupe de lettres de typographie identique. Abrégé logo vers 1970 et d’usage beaucoup plus courant le mot désigne un ensemble de signes formant une image publicitaire. Le logo de notre TV romande, par exemple, représente deux dés à jouer surmontant les trois lettres TSR. " Logo " vient directement du grec "logos ", la parole, le mot : il est donc préférable de ne pas utiliser ce nom-là lorsqu’il ne s’agit que d’un dessin servant de symbole.

Quant au label, c’est dans le domaine commercial, la marque apposée sur un produit pour en garantir la qualité ou l’origine. Dans un sens plus large, on dit souvent d’une marque réputée et sûre qu’elle constitue "un label de qualité ". Le mot, bien qu’emprunté à l’anglais "label ", l’étiquette, est en fait un mot de l’ancien français ! Le "label " ou "lambel " (de la même famille que "lambeau ") désignait un ruban ou un morceau d’étoffe cousu à titre décoratif sur un vêtement.

© Daniel Burnand

Retour en haut


PAS PRÈS D’ ÊTRE PRÊT

Une lectrice m’envoie un article tiré du "Temps ", dont le titre étale en lettres grasses…. une assez lourde erreur qui a attiré son attention : " Attaquée de toutes parts, Ruth Dreifuss n’est pas prête de se rendre ".

Le journaliste a fâcheusement confondu deux locutions très voisines, mais nullement synonymes : près de et prêt à. C’est lorsqu’elles sont suivies d’un infinitif qu’on les confond le plus facilement, car seule la préposition "à " ou "de " permet alors à l’oreille de les distinguer : " près de mourir " et "prêt à mourir " par exemple.

Près de exprime aussi bien la proximité dans l’espace (près de la maison) que dans le temps : être près de équivaut alors à "être sur le point de "  (le vieux mur est près de s’écrouler, je ne suis pas près d’oublier cette expérience, etc.). " Etre prêt à " (et jamais de) c’est "être disposé à " (il est prêt à nous y conduire ) ou, s’il s’agit de choses, "être en état de " (les faire-part sont prêts à être imprimés).

Certes, on pourrait aisément imaginer des cas où les deux expressions seraient envisageables. Ainsi, par exemple, dans le titre qui nous occupe, notre conseillère fédérale n’étant pas prête à se rendre, on peut en déduire qu’elle n’est pas non plus près de se rendre. Mais quelle que soit la locution choisie, on veillera à ne pas attribuer à l’une la préposition qui ne convient qu’à l’autre !

© Daniel Burnand

Retour en hau


UNE FORET DE CALEMBOURS ?

Qu’est-ce au juste qu’un calembour ? On dira que c’est un jeu de mots, plus ou moins fin et plus ou moins subtil, qui est normalement fondé sur une similitude de sons recouvrant une différence de sens : " Bon appartement chaud " et " Bonaparte manchot ", " on s’enlace, puis on s’en lasse ", " plutôt passer à la poste hériter que passer à la postérité ", etc. Mais il en existe de plus habiles et plus intéressants, tel celui-ci, qui me semble un modèle du genre. La scène se passe dans un café, durant la Dernière Guerre. Un client commande un café-crème, le boit et fait mine de s’en aller. Le garçon l’interpelle : " Hé, Monsieur, vous avez oublié de payer votre café ! " - Quoi ? Vous appelez ça du café ? – Mais, monsieur, vous savez bien qu’aujourd’hui le vrai café est presque introuvable : c’est de l’orge grillé. – Et avec, c’était vraiment de la crème ? – C’est à dire…..non, c’était du lait. – Ah, bon, conclut le client, vous admettez donc qu’au lieu d’un café-crème vous m’avez servi un orge-lait, et vous devriez savoir qu’un " orge-lait ", on l’a toujours à l’œil ! ! "

Mais si je parle aujourd’hui de calembours, c’est pour vous faire partager mon étonnement en trouvant mention dans " Ruy Blas " le drame de Victor Hugo, d’ " un coffret en bois de calembour " ! (acte II, sc.5). Les recherches effectuées m’ont révélé l’existence d’un bois exotique dont le nom, d’origine indonésienne, présente en effet avec l’autre " calembour " une homophonie aussi inattendue que totalement fortuite.

©Daniel Burnand

Retour en haut


REDUCTIONS 

Des mots comme "maisonnette ", "fillette " ou "clochette " sont appelés "diminutifs ", diminutifs des mots "maison ", "fille " et "cloche ". La terminaison –ette est l’une de celles qui permettent en effet de "diminuer " des noms, c’est à dire d’y ajouter une idée de petitesse. Et l’examen de nombreux exemples que comporte notre langue nous révèle plusieurs cas particuliers intéressants autant qu’inattendus.

On s’aperçoit d’abord que de nombreux diminutifs proviennent de noms qui n’existent pas ou plus. Ainsi, par exemple, on se demande de quels étranges "raque ", "lue " ou "aloue " les mots "raquette ", "luette " ou "alouette " sont les diminutifs ! La même question se pose avec des mots comme "houlette ", "moquette " et "sornette ". Dans ces cas là, l’étymologie nous apprend qu’il s’agit presque toujours de mots d’origine étrangère ou dialectale. Parfois on rencontre des mots tombés en désuétude : la "jaque " par exemple, avant de devenir "jaquette " était une sorte de tunique, la "choue " était un oiseau nocturne plus grand que la "chouette ", la "gourme ", avant de devenir "gourmette ", était une petite chaîne fixant le mors du cheval. Ici ou là, le rapport entre le nom original et son diminutif demeure un mystère   la "" clarine " étant une cloche de vache, on se demande comment on en est arrivé à " clarinette " ! Et sait-on que si le mot " vignette " signifie une petite vigne, c’est qu’il désignait autrefois un petit dessin ornemental qui représentait des branches de vigne avec leurs feuilles et leurs grappes ? Rappelons encore, juste en passant, qu’une baguette n’est pas une petite bague, pas plus qu’une carpette n’est une petite carpe, et terminons avec ces diminutifs que nous utilisons sans plus penser à leur origine : qui voit dans des pommettes deux petites pommes ou dans des lunettes deux petites lunes ?

©Daniel Burnand

Retour en haut


DOUBLE PRECAUTION

On nous informait l’autre jour qu’une banque cantonale était disposée à soutenir une œuvre caritative " de manière sonnante et trébuchante " ". Chacun a compris le sens de cette formule : la banque en question est d’accord de soutenir cette œuvre financièrement. Cette façon toute simple d’exprimer la chose eût été préférable, car ce n’est pas la manière d’agir qui est sonnante et trébuchante ! Pour préciser de façon plaisante qu’un paiement ne s’est pas fait " en nature " mais en argent, on parle volontiers " d’espèces sonnantes et trébuchantes ". Mais d’où vient cette expression ?

Une pièce d’or ou d’argent doit être de bon " aloi ". Ce mot , qu’on utilise le plus souvent aujourd’hui au sens large de " qualité ", est en fait tiré du verbe " aloyer ", forme ancienne du verbe " allier " : l’aloi est donc l’alliage d’une pièce, c’est à dire la proportion de métal précieux fixée par la loi (ce qu’on appelle aussi le " titre "). Et pour s’assurer qu’une pièce était " de bon aloi ", on pouvait la faire " sonner " sur une surface dure : le son rendu permettait au spécialiste de distinguer une fausse pièce d’une vraie. Mais beaucoup plus sûr était le " trébuchet ", petite balance de précision. Des espèces " sonnantes et trébuchantes " sont donc à l’origine celles qui avaient passé avec succès ce double examen.

©Daniel Burnand

Retour en haut


HISTOIRE……BETE

Constamment nous utilisons, sans en avoir vraiment conscience, des expressions faisant référence au règne animal. C’est pour en apporter la preuve et la démonstration que je vous propose ce récit.

" Quel ennui ! Malgré une fièvre de cheval et un froid de canard, je suis obligé de ressortir. Bien que j’aie de la peine à conduire à cause d’un œil-de-perdrix qui me fait un mal de chien, je décide de prendre ma deux chevaux. Je roule entre chien et loup sur une mauvaise route pleine de nids de poule, quand, sur un dos d’âne, une Jaguar me fait une queue de poisson et accroche ma voiture. On s’arrête. De la Jaguar descend un couple : lui, blouson de daim, nœud papillon, pantalon pied-de-poule, pattes d’oie et nez en bec d’aigle, il a l’air d’une vraie peau de vache. Elle, grande sauterelle à veste de renard et bottes de chevreau, œil de biche et taille de guêpe, elle me fait un effet bœuf. Malgré un bec-de-lièvre, elle a du chien, mais dans la discussion elle se révèle à la fois une tête de mule et langue de vipère ! Le type monte sur ses grands chevaux et cherche à me payer en monnaie de singe. Tout à coup, ce vieux chameau démarre en trombe avec sa souris, et moi, dindon de la farce, je me sens fait comme un rat !

Mon histoire paraîtra-t-elle dans le canard local ? Possible, si on arrive à déchiffrer mes pattes de mouche ! "

©Daniel Burnand

Retour en haut


RESSEMBLANCES TROMPEUSES

" Les vrais coupables, écrivait quelqu’un à propos de la triste affaire du jeune Raoul, ce sont les producteurs de films et les publicistes, qui nous bombardent quotidiennement d’images dénuées de la plus élémentaire pudeur ". Cette phrase (qu’il serait difficile de contredire………) comporte une erreur de vocabulaire qu’il vaut la peine de relever : le mot "publiciste " n’a pas sa place ici. En effet, un publiciste était à l’origine un spécialiste en droit public, et aujourd’hui, bien qu’en voie de disparition, le mot désigne encore parfois un écrivain ou un journaliste politique. Un professionnel de la publicité est un publicitaire, mot qui s’utilise aussi bien comme substantif que comme adjectif (un film, une campagne, un slogan publicitaires). C’est en anglais – tiens, tiens ! – que "publicist " a le sens d’agent de publicité !

****

Dans le compte rendu du spectacle présenté dans la région par un fantaisiste d’outre-Jura, on a pu lire ceci : " Ce "one man show " n’a pas tenu, loin s’en faut, toutes ses promesses ". A propos de ce curieux "loin s’en faut ", j’ai déjà eu l’occasion de dire que cette expression dénuée de sens n’est autre que le produit du croisement entre deux locutions de sens identique et parfaitement correctes toutes les deux : " tant s’en faut " et "loin de là ". La première remplacera ici avantageusement l’hybride et incorrect "loin s’en faut ".

©Daniel Burnand

Retour en haut

.

Horoscope
Hebdomadaire. Thème Astral. Tarots
Cadeaux 
virtuels
Poèmes. Le Site des pensées, de GinVal votre muse québécoise
Divertissements
Jeux

Jeux vidéos, Emulateurs (emulators), sons MP3- Chat
Lingerie fine
"Ma passion"
 

Retour: Qu'est-ce à direLiens actualités

Copyright©1998/2002 ACCIM - Advertising & Consulting - Concept Internet Multimédia